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par Pierre Pelouzet, président de la CDAF |
2010 n’est pas une année comme les autres pour nous les acheteurs.
Pourquoi ?
Parce qu’en 2010, qu’elle soit financière, monétaire ou affectant l’ « économie réelle », la crise a généré des comportements différents. Et cela est particulièrement vrai pour les achats. Dans une belle unité, les Directions Générales se sont tournées vers les acheteurs pour mettre en place des plans de réductions des coûts. Réflexe compréhensible, cette mise en lumière de notre fonction est à la fois un risque et une opportunité. Le risque c’est bien sûr que nous soyons cantonnés à ce rôle de « coupeur de coûts », court-termiste et dangereux. L’opportunité c’est celle de vraiment prendre en main notre rôle privilégié d’interface entre l’« interne » et l’« externe » et définir les meilleures approches qu’une entreprise ou une administration doit avoir avec ses fournisseurs.
C’est clairement ce choix que la communauté des acheteurs a voulu porter au travers des actions de la CDAF, largement soutenues par les pouvoirs publics. 3 exemples l’illustrent bien :
- La charte de bonnes pratiques entre grands donneurs d’ordre et PME, signée par 21 grands groupes le 11 Février sous l’égide de Christine Lagarde avec une deuxième vague de signatures le 22 juin
- Le pacte PME, association regroupant 30 grandes entreprises et administrations et de nombreuses PME, lancée le 22 juin, sous le haut parrainage de François Fillon
- et enfin l’association Pas@pas pour des achats solidaires, dont le partenariat avec l’Avise et Handeco a été annoncé le 14 Juin
Des initiatives qui soulignent clairement aux yeux des dirigeants, des pouvoirs publics et des entreprises la volonté des acheteurs de faire leur métier de façon professionnelle et responsable !!
Des initiatives sur lesquelles nous avons aussi besoin de relais et d’être rejoints par tous ceux qui partagent ces valeurs et que nous seront heureux d’accueillir à la CDAF !!
Pierre Pelouzet
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